Prise de rendez-vous, devenue Cal.diy en auto-hébergement
Cal.com est une plateforme de prise de rendez-vous : chaque utilisateur crée des types d'événements et relie ses agendas, puis ses invités réservent un créneau libre sur une page publique ou dans un widget intégré à un site. Le projet s'est longtemps présenté comme « le successeur open source de Calendly ».
Depuis le 15 avril 2026, le code de Cal.com est privé. Le dépôt public, renommé calcom/cal.diy, ne contient plus que Cal.diy, une édition communautaire sous licence MIT dont le code commercial a été retiré. Hors clients de l'édition entreprise, le Cal.com qu'on héberge soi-même s'appelle donc Cal.diy.
Le comparatif des outils de prise de rendez-vous open source place Cal.diy à côté d'Easy!Appointments, organisé autour des services et des prestataires, et de Rallly, qui cherche une date commune par sondage.
Moteur de réservation repris sous licence MIT
- Licence MIT : modifier le code, l'intégrer à un produit ou l'exploiter en service n'oblige pas à publier ses sources, contrairement à l'AGPLv3 de l'ancien dépôt.
- Le moteur de réservation de Cal.com : événements récurrents, à plusieurs places ou payants (Stripe, PayPal), liens privés, temps tampons, délai minimal, plafonds de réservation, absences.
- Agendas : Google, Outlook et Office 365, Apple, Exchange, Zoho, flux ICS et CalDAV, donc aussi un serveur d'agenda auto-hébergé.
- Visioconférence : Jitsi, Zoom, Google Meet, Microsoft Teams, Webex, ou Cal Video, qui passe par le service Daily.co.
- Intégration : widget en ligne, en pop-up ou en bouton flottant, webhooks, API REST v2, connecteurs n8n, Make et Zapier.
- Interface traduite : 44 dossiers de langues dans le dépôt, dont le français.
Code fermé depuis avril 2026, usage personnel recommandé
Cal.com n'est plus open source. L'éditeur a annoncé le passage en code fermé le 14 avril 2026, au motif que l'IA permet désormais de passer un code public au crible pour y trouver des failles. Les clients qui hébergent l'édition entreprise sont invités dans le dépôt GitHub privé. Selon l'éditeur, ce code de production a « nettement divergé », authentification et traitement des données réécrits.
Les fonctions payantes ont quitté le code public. Jusqu'en avril 2026, un cœur sous AGPLv3 côtoyait deux dossiers ee sous licence commerciale. Cal.diy n'en a plus, et les fonctions commerciales ont été retirées : équipes, round-robin et événements collectifs, workflows (rappels, automatisations), formulaires de routage, SAML et SCIM, tableau de bord Insights, panneau d'administration, API v1. Le tableau comparatif de la documentation de Cal.diy donne la liste complète. Sur le service hébergé, les équipes commencent à 12 $ par utilisateur et par mois (offre Teams), SAML et SCIM à 28 $ (offre Organizations).
Usage personnel, hors production, selon l'éditeur. Le README de Cal.diy s'ouvre sur un avertissement : « à utiliser à vos risques », « strictement recommandé pour un usage personnel, hors production », avec des « connaissances avancées » exigées en administration de serveur et de bases de données. Il renvoie tout usage commercial vers Cal.com. D'après Cal.com, le dépôt est maintenu par d'anciens stagiaires de l'entreprise, devenus mainteneurs officiels.
Aucune version depuis la scission. La dernière version est la v6.2.0, du 1er mars 2026, antérieure à Cal.diy. La documentation renvoie à l'image calcom/cal.diy sur Docker Hub, mais ce dépôt d'images, ouvert le 14 avril 2026, était encore vide le 7 octobre. Le code avance pourtant : 99 commits du 16 avril au 7 octobre 2026, dont 63 étiquetés fix et 2 feat.
L'installation passe par une compilation. Cal.diy demande Node.js 18 ou plus et PostgreSQL 13 ou plus ; le fichier Compose y ajoute Redis pour le service de l'API v2. Sans image publiée, il faut construire la sienne : le README exige une base de données joignable pendant la compilation et DOCKER_BUILDKIT=0, et le Dockerfile laisse le tas de Node monter à 6 144 Mo. La télémétrie anonyme reste active tant que CALCOM_TELEMETRY_DISABLED ne vaut pas 1.
