Interroger le serveur SMTP d'un domaine sans envoyer de message
Check If Email Exists dit si une adresse e-mail existe sans rien y envoyer. La bibliothèque contrôle la syntaxe, lit les enregistrements MX du domaine, puis engage la conversation SMTP avec le serveur de réception (EHLO, MAIL FROM) et interprète sa réponse pour l'adresse testée. Le verdict tient dans is_reachable : safe, risky, invalid ou unknown. C'est le moteur de Reacher, une API de vérification d'adresses, livré en crate Rust, en CLI et en backend HTTP dans une image Docker.
Catch-all, boîte pleine et adresse jetable dans un même JSON
- Un verdict détaillé : la réponse sépare la syntaxe (avec une suggestion de correction), les MX, la session SMTP (boîte pleine, compte désactivé, domaine catch-all) et les signaux annexes, comme une adresse jetable ou un compte de rôle du type
admin@. - Un réglage par fournisseur : Gmail, Hotmail B2B et B2C, Yahoo, Mimecast et Proofpoint ont chacun leur méthode de vérification, leur nom
EHLO, leur adresseMAIL FROMet, depuis la v0.11.0, leur proxy SOCKS5 choisi dans une liste. - Vérification en masse :
/v1/bulkreçoit une liste et renvoie un identifiant de tâche pour suivre l'avancement et lire les résultats.
Proxy SOCKS5, Chrome headless et passage sous licence MIT
Le port 25 sortant doit être ouvert, ou contourné par un proxy SOCKS5. Beaucoup de fournisseurs d'accès et d'hébergeurs cloud le bloquent, prévient la documentation d'installation. La CLI, publiée pour Linux (x86_64 et ARM64) et macOS Intel, y est soumise aussi : elle vérifie depuis la machine qui la lance, sans backend. Au-delà de très petits volumes, le README renvoie vers des proxys SMTP payants, car c'est alors la réputation de l'IP du proxy qui compte. Quand un fournisseur bloque la vérification en temps réel, la réponse est unknown, comme pour le greylisting depuis la v0.11.9.
Yahoo et Hotmail grand public passent par un navigateur headless. C'est la méthode par défaut de la CLI pour ces deux fournisseurs, réglable en smtp. L'image Docker embarque Chromium et ChromeDriver, et le proxy configuré ne s'applique pas à ces vérifications.
L'API ne demande aucun secret par défaut. L'image Docker écoute sur toutes les interfaces, et l'en-tête x-reacher-secret n'est exigé qu'une fois header_secret renseigné, ligne laissée en commentaire dans la configuration livrée. D'ici là, quiconque atteint le port 8080 peut lancer des vérifications.
Le volume passe par l'auto-hébergement, sur une architecture en bêta. La version hébergée de Reacher plafonne à 10 000 vérifications par mois, sans traitement en masse. Auto-hébergé, le service n'envoie rien à Reacher, et pour monter en charge la documentation place des workers derrière une file RabbitMQ, avec PostgreSQL comme seul stockage. Le fichier de configuration qualifie cette architecture de bêta et conseille de plafonner chaque worker, par exemple à 60 requêtes par minute et 10 000 par jour, pour que les fournisseurs ne bloquent pas ses IP.
Sous MIT depuis la v0.11.9, revendiqué comme alternative libre aux vérificateurs payants. Le README présente le projet comme l'alternative open source à hunter.io, verify-email.org et email-checker.net, qui facturent ce service. Jusqu'à la v0.11.8, le code était sous AGPL-3.0, doublé d'une licence commerciale ; le changelog de la v0.11.9 acte le passage à la MIT, et la documentation autorise désormais l'intégration dans un logiciel propriétaire.
Dernière version : v0.11.10, du 16 octobre 2026. Elle clôt une série de trois versions en onze jours (v0.11.8 le 5 octobre, v0.11.9 le 10), après près de neuf mois sans publication. Leurs correctifs visent surtout un fournisseur à la fois : boîte pleine chez GMX, tenants et domaines grand public de Microsoft, détection de Proofpoint. Le projet reste en 0.x, et l'exemple Cargo.toml du README cite encore la version 0.9.
