Coolify

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Déploiement façon Heroku sur n'importe quel serveur Linux

Coolify est une plateforme de déploiement open source écrite en PHP (Laravel), que son README présente comme une alternative auto-hébergeable à Heroku, Netlify et Vercel. Elle pilote en SSH n'importe quel serveur Linux, Raspberry Pi 64 bits compris. On lui donne un dépôt Git, un Dockerfile, un fichier Docker Compose ou une image ; elle construit l'application, la lance en conteneur et la publie en HTTPS sur un domaine. Bases de données et plus de 300 services prêts à l'emploi se lancent de la même façon.

Deux formules existent : l'installer soi-même, ou louer Coolify Cloud, où l'équipe du projet héberge le tableau de bord pendant que les applications restent sur vos machines.

Openship vise le même usage. OpenPanel fait un autre métier : administrer des comptes d'hébergement web à la manière de cPanel. Le comparatif des PaaS auto-hébergés confronte Coolify aux autres outils sur les ressources demandées et sur ce que réservent les offres payantes.

Chaque push déploie, et quitter l'outil ne casse rien

  • Cinq façons de construire : Nixpacks, Railpack, Dockerfile, Docker Compose ou image prête, depuis GitHub, GitLab, Bitbucket ou Gitea.
  • Un déploiement à chaque push : prévisualisation par pull request, webhooks et retour arrière vers une image conservée.
  • Des sauvegardes planifiées : bases de données et volumes.
  • Des serveurs de build : depuis la v4.4.0, un serveur peut se limiter aux builds, runners GitHub Actions compris (en bêta).
  • Pilotable sans le tableau de bord : API, CLI et MCP, avec des droits par équipe et, depuis la v4.4.0, une connexion OpenID Connect.
  • Le quitter ne casse rien : d'après le README, les configurations restent sur les serveurs et les ressources continuent de tourner sans Coolify.

Machine neuve conseillée et v4 stable depuis avril 2026

Le serveur de Coolify fait tourner PostgreSQL, Redis et un reverse proxy. Le script d'installation exige root, installe Docker (version 24 au minimum, pas le paquet snap) et crée /data/coolify. Démarrent ensuite Coolify lui-même, PostgreSQL 15 et Redis 7 ; chaque serveur géré reçoit un conteneur coolify-proxy (Traefik par défaut, ou Caddy) sur les ports 80 et 443. Le tableau de bord ouvre en plus les ports 8000, 6001 et 6002 tant qu'il n'est pas placé derrière un domaine.

Le minimum documenté, 2 cœurs, 2 Go de RAM et 10 Go de disque, ne compte pas les applications. Le script d'installation avertit sous 30 Go de disque au total ou 20 Go libres. Sur le serveur localhost créé d'office, les applications partagent les ressources du tableau de bord, et la documentation prévient qu'un build peut y rendre la machine injoignable. Le README conseille un serveur pour Coolify et d'autres pour les applications.

Coolify prend la main sur les serveurs qu'il gère. Seul Linux est pris en charge. Valider un serveur peut installer Docker et redémarrer son service, d'où le conseil de la documentation : partir d'une machine neuve. Se connecter avec un autre compte que root reste expérimental et exige quand même un sudo sans mot de passe.

Coolify Cloud héberge le tableau de bord, pas les applications. Comptez 5 $ par mois pour deux serveurs, puis 3 $ par serveur supplémentaire, facturé même inutilisé. L'instance tourne chez Hetzner à Falkenstein, en Allemagne ; le système de vos serveurs, leur pare-feu et les sauvegardes des applications restent à votre charge. Si l'abonnement est suspendu, les applications tournent toujours, mais l'accès au tableau de bord est restreint. Selon la documentation, aucune fonction n'est réservée au cloud, qui ajoute des alertes par e-mail et un support e-mail limité.

La v4 n'est stable que depuis le 27 avril 2026, après 474 bêtas. Ses notes de version reconnaissent qu'il reste beaucoup de bugs, corrigés au jour le jour. La branche 4.3 a reçu 23 correctifs entre le 12 août et le 18 septembre ; la v4.4.0 est sortie le 6 octobre, la v4.4.1 le lendemain. Une v5 centrée sur la montée en charge est annoncée sans date.