Quatre moteurs de bases sauvegardés depuis une interface web
Databasus est un service auto-hébergé de sauvegarde de bases de données, piloté depuis une interface web. Il prend en charge PostgreSQL, MySQL, MariaDB et MongoDB. Pour chaque base, on fixe une fréquence (horaire, quotidienne, hebdomadaire, mensuelle ou expression cron), une destination et une durée de conservation. Databasus lance les sauvegardes, les compresse, les chiffre en AES-256-GCM et signale le résultat par e-mail, Slack, Telegram ou webhook. L'ensemble tient dans un seul conteneur Docker, qui embarque sa propre instance PostgreSQL 17 pour sa configuration.
Le comparatif des outils de sauvegarde open source confronte Databasus aux outils de sauvegarde de fichiers sur ce que chacun chiffre, déduplique et vérifie.
PITR à distance et vérification par une vraie restauration
- Sauvegardes physiques de PostgreSQL, à distance : à partir de PostgreSQL 17, Databasus enchaîne une sauvegarde complète (
pg_basebackup), des incrémentales au niveau du bloc et un flux WAL continu (pg_receivewal), de quoi restaurer à la seconde près. Tout passe par le protocole de réplication, sans rien installer sur le serveur de base, ce qui couvre aussi RDS et Cloud SQL d'après la FAQ. - Sauvegardes logiques pour les quatre moteurs :
pg_dumpau format custom, compressé en zstd, pour PostgreSQL 12 à 18 ; dump natif pour MySQL 5.7, 8.0, 8.4, 9 et 26, pour MariaDB 5.5 à 13 et pour MongoDB 4.2 à 8. - Destinations : disque local, S3 et compatibles, Cloudflare R2, Google Drive, Azure Blob Storage, NAS, FTP, SFTP, et rclone pour les autres fournisseurs.
- Vérification par une vraie restauration : la dernière sauvegarde est restaurée dans un conteneur jetable de la même version majeure, après chaque sauvegarde ou selon un calendrier. Le rapport compare la taille restaurée à celle de la sauvegarde et liste chaque table avec son nombre de lignes.
- Rétention par durée, par nombre ou en GFS : la rotation grand-père-père-fils conserve indépendamment des sauvegardes horaires, quotidiennes, hebdomadaires, mensuelles et annuelles.
Bases de données seulement, sauvegarde physique dès PostgreSQL 17
La sauvegarde physique et le PITR exigent PostgreSQL 17. Sur une version antérieure, Databasus se limite à pg_dump. MySQL, MariaDB et MongoDB ne passent qu'en logique : chaque sauvegarde est un dump complet, sans incrémentale ni restauration à un instant donné.
Les bases de données, et rien d'autre. Databasus ne sauvegarde ni fichiers ni répertoires : un serveur entier demande un second outil. restic n'a ni planificateur ni interface et lit une base par la sortie d'un dump. Plakar range fichiers et bases dans le même dépôt, et installe ses connecteurs PostgreSQL et MySQL en plugins.
La vérification de restauration passe par un agent. Ce binaire Go tourne sur une machine qui a Docker et un accès HTTPS à l'instance, avec au moins 1 cœur et 512 Mo de RAM par vérification simultanée. Quand une sauvegarde plus récente arrive, la vérification en attente pour la même base est annulée.
La restauration sans Databasus ne couvre que les sauvegardes logiques. Le guide de restauration manuelle déchiffre une sauvegarde avec un script Python, puis la passe à pg_restore, mysql ou mongorestore. Il ne dit rien des sauvegardes physiques. La clé de chaque sauvegarde dérive du fichier secret.key, que le README conseille de copier dès l'installation.
Le projet dit lui-même quand préférer pgBackRest. Sa page de comparaison y renvoie qui a besoin de sauvegardes physiques avant PostgreSQL 17, de différentielles, de restauration delta ou d'un pilotage en ligne de commande. Databasus vise les équipes qui veulent une interface, des rôles par espace de travail et une mise en route sans expertise PostgreSQL.
Gratuit, sans offre payante. Le code est sous Apache-2.0, le site exclut l'open core comme toute fonction réservée et ne propose aucune version hébergée. Le sponsoring, de 25 à 5 000 dollars par mois, affiche le nom du sponsor et ne débloque rien.
Un projet jeune, porté par un développeur. Databasus s'appelait Postgresus ; son dépôt date de juin 2025. De la v0.1.0 (21 juillet 2025) à la v3.60.0 (22 septembre 2026), 251 versions sont sorties, et un développeur signe 955 des 1 047 commits recensés par GitHub. La v3.43.0 (17 juin 2026) a retiré l'agent qui faisait jusque-là les sauvegardes physiques depuis le serveur de base : qui garde de telles sauvegardes doit rester en 3.42.0 ou les supprimer avant de monter de version.
