Dify

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Applications LLM montées dans une console, chacune avec son API

Dify est une plateforme web pour construire des applications à base de LLM : un chatbot qui répond à partir d'une base documentaire, un agent qui appelle des outils, un workflow qui enchaîne modèles et services. Tout se règle dans une console, les workflows sur un canevas de nœuds, et chaque application publiée reçoit son API. Le backend est en Python (Flask, Celery), la console en Next.js. Dify s'auto-héberge ou s'utilise sur Dify Cloud.

Flowise assemble lui aussi agents et chaînes RAG sur un canevas, sous Apache 2.0 hors son code enterprise, mais le projet est archivé depuis août 2026 et ne publie plus de correctifs. n8n part de l'automatisation entre services et ajoute des fonctions IA à plus de 1 500 intégrations. Paperclip ne construit pas d'application : il coordonne des agents existants, comme Claude Code ou Codex, avec un organigramme et des budgets.

Le comparatif des outils d'automatisation de workflows open source confronte la licence et la pile de Dify à celles des autres outils.

RAG intégré, agents isolés dans un bac à sable

  • Workflows qui démarrent seuls : depuis la 1.10, un workflow part d'une planification, d'un webhook ou d'un événement reçu d'un service tiers par un plugin (Slack, GitHub, Linear).
  • RAG intégré : de l'import des documents à la recherche, avec extraction du texte des PDF et des présentations. Weaviate sert de base vectorielle par défaut ; le fichier Compose en prévoit seize autres, dont Qdrant, pgvector, Milvus et Elasticsearch.
  • Modèles interchangeables : des centaines de modèles chez des dizaines de fournisseurs, plus tout modèle compatible avec l'API OpenAI.
  • Agents dans un bac à sable : l'agent exécute des commandes, installe des logiciels et manipule des fichiers dans son propre environnement, en local ou, depuis la 1.17.0, sur E2B. Ses outils viennent de la Marketplace Dify, de serveurs MCP ou d'API maison.
  • Suivi en production : journaux et performances dans la console, intégrations Opik, Langfuse et Arize Phoenix.

Quinze conteneurs et une licence Apache 2.0 amendée

La licence n'est pas l'Apache 2.0 standard. Le fichier LICENSE y ajoute deux conditions. Faire tourner un environnement multi-tenant, où un tenant correspond à un espace de travail, exige une autorisation écrite de l'éditeur, LangGenius. Quiconque utilise la console web (dossier web/ ou image Docker web) ne peut ni retirer ni modifier le logo et les mentions de copyright de Dify. L'usage commercial reste permis, y compris comme backend d'autres applications. Les contributeurs acceptent que l'éditeur durcisse ou assouplisse la licence ; GitHub ne la rattache à aucune licence connue.

Quinze conteneurs au démarrage. docker compose up -d lance sept services Dify (API, websocket, worker, planificateur, console, démon de plugins, backend d'agents) et huit dépendances : PostgreSQL, Redis, Weaviate, Nginx, deux proxys Squid contre le SSRF et deux bacs à sable d'exécution. La documentation demande 2 cœurs et 4 Gio de RAM, 8 Gio pour la machine virtuelle Docker sous macOS. MySQL peut remplacer PostgreSQL.

Un seul espace de travail en édition Community. Plusieurs espaces de travail, le SSO SAML ou OIDC, un RBAC fin, des journaux d'audit et un chart Helm officiel relèvent de l'édition Enterprise, auto-hébergée elle aussi et vendue sur devis. Hors Enterprise, Kubernetes passe par des charts Helm écrits par la communauté, que le dépôt recense.

Vingt-trois versions stables en douze mois. La dernière, 1.17.1, date du 10 septembre 2026. Elle fait passer le Weaviate fourni de 1.27.0 à 1.39.2 : une installation existante doit le migrer à la main, par paliers, sans sauter de version mineure, faute de quoi la recherche vectorielle peut casser définitivement.

SOURCES

DÉPÔThttps://github.com/langgenius/dify
SITEhttps://dify.ai
LICENCEDify Open Source License