Lien e-mail pour chaque signataire, PDF scellé par l'instance
Documenso est une application web de signature en TypeScript, que son dépôt présente comme « l'alternative open source à DocuSign ». On dépose un PDF, on place les champs, et chaque destinataire reçoit par e-mail un lien pour signer. Quand tous ont signé, l'instance signe le PDF avec son certificat X.509 et produit un journal d'audit et un certificat de fin de signature.
DocuSeal répond au même besoin en Ruby on Rails, OpenSign en Node.js sur MongoDB. @signpdf travaille un niveau plus bas : c'est une bibliothèque Node.js qui signe un PDF, sans interface ni envoi aux signataires.
Le comparatif des outils de signature électronique open source met en regard ce que chacun appose sur le PDF et sa valeur juridique.
PAdES, horodatage LTV et clé possible en HSM
- Une signature PAdES : sous-filtre
ETSI.CAdES.detachedpar défaut,adbe.pkcs7.detacheden option pour les lecteurs anciens. Une retouche du PDF après signature l'invalide, et les lecteurs PDF le signalent. - Horodatage et validation longue durée : une autorité d'horodatage déclarée dans
NEXT_PRIVATE_SIGNING_TIMESTAMP_AUTHORITYdate la signature et y ajoute les données de validation à long terme (LTV) et un horodatage d'archivage. - La clé en
.p12ou dans Google Cloud HSM, dont elle ne sort jamais. - Un parcours encadré : ordre de signature, code d'accès, journal des événements avec horodatages et adresses IP, téléchargeable en PDF.
- Une API REST v2 décrite en OpenAPI, des webhooks et des SDK pour intégrer la signature dans React, Vue, Svelte, Angular, Solid ou Preact.
SES en standard, AES et QES réservées à Enterprise
La signature est celle de l'instance, pas du signataire. Le certificat est appliqué par la plateforme, qui scelle avec le document le tracé et les champs de chacun. Ce certificat prouve que le PDF sort de cette instance et n'a pas changé depuis ; l'identité du signataire repose sur le lien reçu par e-mail, plus un code d'accès si on l'exige. Au sens d'eIDAS, c'est une signature électronique simple (SES) ; la documentation la déclare conforme aux lois américaines ESIGN et UETA.
Aucun certificat n'est livré. Sans .p12 protégé par mot de passe, l'application démarre mais chaque signature échoue. Un certificat auto-signé garantit l'intégrité, avec un avertissement dans Acrobat. La coche verte d'Adobe exige un certificat d'une autorité de l'Adobe Approved Trust List.
Les signatures avancée (AES) et qualifiée (QES) exigent la licence Enterprise. Depuis la v2.13.0 (18 juin 2026), le mode csc confie la signature à un prestataire de confiance compatible Cloud Signature Consortium, chez qui chaque destinataire s'authentifie. Ce code est dans packages/ee, sous licence commerciale : sans clé Enterprise, l'instance refuse de démarrer en mode csc, et elle n'accepte qu'un prestataire. La page « Signature Levels » de la documentation donne encore AES et QES pour « prévues ».
L'édition Enterprise réserve aussi le SSO d'organisation (SAML, OIDC), la réauthentification par passkey ou 2FA avant une action sur un document, la conformité 21 CFR Part 11, les domaines d'envoi des e-mails et l'éditeur intégrable. Son prix n'est pas public. L'offre gratuite du cloud s'arrête à 5 documents par mois.
Tout le reste est sous AGPL-3.0. Une version modifiée exposée en réseau doit publier son code ; l'usage interne sans modification et l'appel de l'API depuis une application fermée restent gratuits, selon la documentation.
PostgreSQL 14 ou plus, et aucune autre base. S'y ajoutent un serveur SMTP et un reverse proxy pour le HTTPS. Postgres garde par défaut les documents et la file de tâches ; S3 et Redis sont optionnels. La documentation recommande 2 Go de RAM ou plus en production.
Plus de pull requests externes depuis juin 2026. Le projet ne fusionne plus que celles d'un petit groupe de contributeurs qu'il sollicite ; le reste passe par les issues. La v2.19.0, sortie le 29 septembre 2026, est sa seizième version mineure de l'année.
