Fleet

Île flottante couverte de dômes de verre et d'éoliennes au-dessus d'une mer de nuages, survolée par trois cygnes.

Un serveur MDM et un agent osquery pour tout le parc

Fleet gère et inspecte, depuis un serveur auto-hébergé, les appareils d'une organisation : Mac, PC Windows, postes et serveurs Linux, iPhone et iPad, Android et Chromebook. Son agent, fleetd, réunit osquery, Orbit (l'outil maison qui tient à jour osquery et sa configuration) et une extension Chrome qui inscrit les Chromebook. Le README cite aussi nanoMDM parmi ses fondations. Le serveur tient en deux binaires statiques : fleet sert l'interface web, l'API REST et les points d'entrée des agents, fleetctl pilote l'instance en ligne de commande.

Le projet promet un seul outil pour le MDM, le déploiement de logiciels, les correctifs et la vérification de l'état des postes, sur tous les systèmes.

Questions SQL aux postes, réglages relus dans un dépôt Git

  • Le parc interrogé en SQL : un rapport est une requête SQL enregistrée qu'osquery exécute sur les machines, une politique une question à réponse oui ou non, un label le groupe des hôtes qui répondent à une requête.
  • Configuration en YAML : labels, politiques, rapports, logiciels et réglages MDM s'écrivent dans des fichiers que fleetctl gitops applique. Les changements passent par la chaîne d'intégration et la relecture habituelles.
  • Coût des requêtes mesuré : Fleet relève l'usage processeur, mémoire et réseau de chaque requête, et suspend un temps celle qui pèse trop sur un hôte.
  • Périmètre affiché : Fleet Desktop montre à l'utilisateur l'état de sa machine, et le projet affirme que l'agent n'est pas conçu pour enregistrer frappes, courriels ou webcam.
  • Agent vérifiable : les binaires d'Orbit portent une attestation de provenance SLSA, que gh attestation verify contrôle quand un EDR signale l'agent.
  • Cohabitation avec l'existant : fleetd se déploie par Chef, Puppet, Ansible, Munki, Jamf ou Intune.

Open core à 7 dollars l'hôte par mois, sur MySQL et Redis

Deux licences dans le même dépôt. Le fichier LICENSE place sous MIT tout le code hors du dossier ee/. Ce dossier relève de la licence Fleet Enterprise Edition : son code se modifie et sert librement en développement et en test, mais ne tourne en production qu'avec un abonnement couvrant le nombre d'hôtes. La FAQ s'engage à ne jamais faire passer une fonction gratuite dans l'offre payante, et à ne mettre aucune limite artificielle de nombre d'hôtes dans le code ouvert.

L'édition gratuite s'arrête avant l'effacement à distance. Selon le tableau des fonctions de la page des prix, elle couvre le MDM multiplateforme, les réglages système, les scripts, les politiques, la détection des logiciels vulnérables, le SSO et GitOps. Premium, à 7 dollars par hôte et par mois, ajoute le verrouillage et l'effacement à distance, le chiffrement de disque et les mises à jour imposés, le déploiement d'applications, l'enrôlement zero-touch, les groupes de machines aux réglages distincts et les contrôles CIS pour macOS et Windows.

MySQL, Redis et TLS sont obligatoires. Fleet exige MySQL 8.0.44 au minimum, avec un seul nœud en écriture ; la 9.6.0 est incompatible et la FAQ déconseille MariaDB. Redis 6.2 et 7 sont testés, Redis 8 et Valkey fonctionnent sans l'être. Les agents ne se connectent qu'en TLS. L'éditeur n'héberge lui-même que les parcs de plus de 700 hôtes.

Le README vise les équipes qui gèrent des milliers d'ordinateurs. Selon la documentation, un seul VPS tient des centaines, voire des milliers d'hôtes, et un serveur Fleet en gère des dizaines de milliers, MySQL étant le plus souvent le goulot. Côté postes, la prise en charge commence à macOS 15, iOS 17 et Android 14, et ne nomme pour Windows que les éditions Pro et Enterprise.

Fleet se compare à Intune et Jamf Pro. La page d'accueil de fleetdm.com le met en regard de ces deux outils, de Workspace ONE, d'Ivanti et de PatchMyPC.

Une version mineure environ toutes les trois semaines. Quinze sont sorties en 2026, de la 4.79.0 (14 janvier) à la 4.93.0 (8 octobre). Le 4 octobre, un correctif des sessions SSO a été publié le même jour sur cinq branches, de la 4.88 à la 4.92. La dernière version, 4.93.2, date du 21 octobre 2026.