OneUptime

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Disponibilité, astreintes et traces OpenTelemetry sur une instance

OneUptime est une plateforme de supervision qui réunit sur une même instance les sondes de disponibilité, les incidents, les astreintes avec escalade, les pages de statut, et les logs, métriques et traces reçus par OpenTelemetry. Le projet se présente comme le remplaçant de Pingdom, StatusPage.io, PagerDuty, Datadog ou Sentry. Écrit en TypeScript, il s'installe par Docker Compose ou par Helm, et l'éditeur en vend une version hébergée, OneUptime Cloud.

Le comparatif des outils de supervision et des pages de statut auto-hébergés met en regard ce que demande OneUptime et ce que demandent des outils plus légers.

La sonde ouvre l'incident, l'escalade prévient l'astreinte

  • De la détection à l'annonce : la sonde qui détecte la panne ouvre l'incident, l'escalade prévient la personne d'astreinte par SMS, appel, push, e-mail ou Slack, et la page de statut informe ses abonnés.
  • Plus de trente types de moniteurs : HTTP, ping, port, certificat SSL, DNS, expiration de domaine, requête SQL, parcours scripté dans Chromium ou Firefox, heartbeat d'une tâche cron, équipement SNMP, jusqu'à la page de statut d'un fournisseur comme AWS ou GitHub.
  • Une page de statut branchée sur les sondes : chaque ligne affichée est un moniteur dont l'état se met à jour seul, là où Cachet, dans sa version publiée, attend qu'on lui envoie les statuts par API ou depuis son tableau de bord. Les abonnés sont prévenus par e-mail, SMS, Slack, Teams ou webhook.
  • Le SSO dans l'édition gratuite : SAML et OIDC font partie de l'édition Community auto-hébergée, alors que le cloud les réserve au plan Scale, à 99 $ par utilisateur et par mois.

Trois bases de données et des modules Enterprise payants

Trois bases de données et sept conteneurs. L'installation Docker Compose démarre PostgreSQL pour la configuration et les incidents, ClickHouse pour la télémétrie, Valkey pour le cache et les files d'attente, puis l'application, une sonde, un runner et nginx. La documentation recommande 16 Go de RAM, 8 cœurs et 400 Go de disque, avec un minimum de 8 Go et 4 cœurs pour un usage personnel. OneUptime ne gère pas les certificats TLS : il faut un reverse proxy devant. Pour la seule disponibilité des sites et l'état des serveurs, Checkmate tient en deux services, l'application et MongoDB.

Kubernetes conseillé en production. La documentation déconseille Docker Compose en production et renvoie au chart Helm, livré sans limite de CPU ni de mémoire et avec des volumes de 25 Gi prévus pour un essai. Pour un petit déploiement, le guide de dimensionnement compte déjà 4 vCPU, 16 Go de RAM et 200 Go de NVMe pour ClickHouse seul, qui occupe environ 95 % du stockage.

Une partie du code sous licence payante depuis la 14.0.0. Jusqu'à la 13.0.8, tout le dépôt était sous Apache 2.0. Depuis la 14.0.0, publiée le 21 septembre 2026, le dossier ee/ relève de la OneUptime Enterprise License : SCIM, journaux d'audit, conformité des équipes, rétention par type de télémétrie et tableaux de santé de l'instance exigent en production une licence payée par utilisateur, après 14 jours d'essai. L'image Community ne contient rien de ce dossier.

Ce que le cloud ajoute et ce qu'il facture. OneUptime Cloud tourne sur l'édition Enterprise et sonde depuis plusieurs régions. Une instance auto-hébergée sonde depuis son propre serveur : chaque autre point de mesure est une sonde à déployer soi-même. Les SMS et les appels y passent par son propre compte Twilio, et les notifications push mobiles, par défaut, par un relais hébergé sur oneuptime.com. Sur le cloud, le plan gratuit s'arrête à une page de statut et 100 abonnés et facture chaque sonde active à partir de 1 $ par mois ; les astreintes demandent le plan Growth, à 22 $ par utilisateur et par mois.

Quatre versions majeures en un peu plus de trois mois. La 11.0.0 date du 12 juin 2026, la 14.0.0 du 21 septembre, la 14.0.14 du 4 octobre. La documentation conseille de mettre à jour au moins une fois par semaine en production et demande de ne sauter aucune version majeure : une instance laissée trois mois sans entretien doit les franchir une à une.