Pièce jointe remplacée par un lien suivi, à la manière de DocSend
Papermark remplace la pièce jointe par un lien : le destinataire lit le document dans son navigateur, l'expéditeur voit chaque visite et le temps passé sur chaque page. Le README présente le projet comme « l'alternative open source à DocSend », avec statistiques intégrées et domaines personnalisés. L'application est écrite en TypeScript sur Next.js, avec PostgreSQL et Prisma. Papermark, Inc. en vend aussi une version hébergée, qui commence par une formule gratuite.
Lecture chronométrée par page, accès réglé lien par lien
- Temps de lecture par page : les statistiques découpent chaque visite page par page, et la page des tarifs les inclut dans toutes les formules, gratuite comprise.
- Plusieurs liens par document : chacun a ses propres réglages (mot de passe, date d'expiration, listes d'adresses ou de domaines autorisés et bloqués). Par défaut, un nouveau lien demande l'adresse e-mail du lecteur et refuse le téléchargement ; la vérification de l'adresse s'active à part.
- Accord, filigrane et captures d'écran : un lien peut faire accepter des conditions avant l'ouverture, un accord de confidentialité par exemple, apposer un filigrane sur les pages et activer une protection contre les captures d'écran.
- Data rooms : des documents rangés en dossiers derrière un lien unique. Depuis la v0.22.0, l'index se numérote seul d'après l'ordre des dossiers et sous-dossiers.
- Domaine et marque de l'expéditeur : les documents s'affichent sous son domaine, avec son logo et sa couleur.
- Alertes Slack : la v0.22.0 envoie une notification dans un canal Slack à chaque consultation d'un document ou d'une data room.
Dossier ee/ sous licence commerciale, statistiques chez Tinybird
Une partie du code n'est pas sous AGPL. Le fichier LICENSE place le dépôt sous AGPLv3, sauf les dossiers ee/ et app/(ee), régis par la licence commerciale de Papermark : les faire tourner en production exige un abonnement Enterprise, le développement et les tests restent permis sans. Le README de ee/ range les data rooms, les conversations Q&A et les permissions avancées parmi les fonctions de cette édition. GitHub ne reconnaît aucune licence standard dans le fichier et affiche NOASSERTION.
L'auto-hébergement repose sur des services hébergés. Le README demande PostgreSQL, un stockage S3 ou Vercel Blob, et Resend pour les e-mails. Le fichier .env.example y ajoute Tinybird, qui reçoit les événements de lecture dont sortent les statistiques, QStash d'Upstash, noté obligatoire pour les files d'attente et les tâches de fond, et Trigger.dev. Les domaines personnalisés s'enregistrent par l'API de Vercel. Le dépôt ne contient ni Dockerfile ni fichier Compose.
Le site met la data room en avant, plus que l'alternative à DocSend. La page d'accueil décrit Papermark comme une data room virtuelle et une plateforme de partage de documents pour les fusions-acquisitions, les levées de fonds et la due diligence. Sa liste « Who it's for » s'ouvre sur les fondateurs qui lèvent de l'amorçage à la série C et sur les fonds de capital-risque ou de capital-investissement. Les équipes commerciales qui envoient propositions et pitch decks la ferment.
La dernière version publiée est la v0.22.0, du 6 décembre 2025. Le projet reste en 0.x : dix versions sont sorties entre juin 2024 et décembre 2025, espacées de trois semaines à quatre mois, et aucune depuis. Le développement continue sur main, dont le dernier commit date du 28 août 2026. Le README a pris du retard sur le code. Il annonce encore les statistiques par page comme « bientôt » disponibles, alors que le dépôt contient les requêtes Tinybird qui les calculent, et il demande Node.js 18.17 quand le package.json exige Node 24.
