PostHog

PostHog

L'usage d'une application, mesuré événement par événement

PostHog est une plateforme d'analytics produit open source. Elle mesure ce que les utilisateurs font à l'intérieur d'une application, événement par événement, là où un outil d'analytics web compte surtout les visites d'un site. Le même dépôt ajoute un tableau de bord d'audience inspiré de Google Analytics, le replay de sessions, les feature flags, les expériences A/B, le suivi d'erreurs, les sondages et l'observabilité des applications LLM. Le README présente PostHog comme « la plateforme open source pour construire des self-driving products » : le mode du même nom transforme erreurs, clics rageurs et requêtes en échec en rapports et en pull requests à relire. PostHog s'utilise en cloud, en région US ou UE, ou s'auto-héberge avec Docker Compose.

Le comparatif des outils d'analytics web auto-hébergés distingue l'analytics produit de PostHog de la mesure d'audience que font les autres outils du comparatif.

Autocapture, expériences A/B et miroir entièrement sous MIT

  • Autocapture ou suivi manuel : les événements remontent sans code de suivi ou s'instrumentent un par un, puis s'analysent en graphiques ou directement en SQL
  • Flags et expériences à côté des données : une fonctionnalité s'ouvre à une cohorte, puis son effet se mesure statistiquement sur les métriques d'objectif
  • Données croisées : les logs et les données synchronisées depuis Stripe ou HubSpot s'interrogent avec les événements produit
  • Observabilité LLM : traces, latence et coût des appels d'une application qui s'appuie sur un modèle de langage
  • Miroir 100 % libre : le dépôt posthog-foss, synchronisé automatiquement avec le dépôt principal, retire tout le code propriétaire et reste sous MIT

Auto-hébergé pour hobbyistes, sans versions ni support

L'auto-hébergement vise les hobbyistes, que l'éditeur exclut de sa clientèle. La documentation présente le déploiement open source comme fait « pour les hobbyistes », ou pour héberger PostHog « dans votre cave ». Le manuel de l'entreprise, publié en ligne, décrit sa cible comme des équipes logicielles ambitieuses et précise : « pas des hobbyistes ni des bootstrappers attentifs aux coûts ».

L'éditeur fixe lui-même le plafond de volume. Selon le README, une instance auto-hébergée devrait tenir environ 100 000 événements par mois ; au-delà, l'éditeur recommande de migrer vers son cloud. Tout tourne sur une seule machine, et la documentation juge peu probable de dépasser « quelques centaines de milliers » d'événements sans gros travail. Le cloud, lui, est gratuit jusqu'à 1 million d'événements par mois.

La pile hobby compte plus de trente services. Le fichier docker-compose.hobby.yml lance PostgreSQL, ClickHouse, Redis, Kafka (via Redpanda), Temporal et Elasticsearch, en plus des services propres à PostHog. Le README recommande 4 Go de mémoire ; la documentation d'auto-hébergement demande l'équivalent d'une VM Hetzner à 4 vCPU, 16 Go de RAM et plus de 30 Go de disque. L'éditeur a annoncé en février 2023 la fin du déploiement Kubernetes. Pour mesurer l'audience d'un site, Rybbit fait du replay de sessions avec six conteneurs, sur un VPS d'au moins 2 Go de RAM selon sa documentation, et Open Web Analytics produit cartes de clics et enregistrements de sessions avec PHP et MySQL.

Les fonctions payantes restent sur le cloud. Une instance auto-hébergée n'a ni l'analytics de groupe, ni l'analyse de corrélation, ni les data pipelines, ni le SAML, le RBAC ou les journaux d'audit, et elle est limitée à deux alertes. Le code du dossier ee/ relève d'une licence propriétaire qui exige un abonnement Enterprise en production.

Ni versions ni support pour l'auto-hébergé. PostHog ne publie ni versions étiquetées ni CVE : chaque changement, correctifs de sécurité compris, part en continu de master vers le cloud et vers la dernière image Docker, que l'éditeur conseille de suivre. L'équipe ne traite pas les tickets des instances auto-hébergées et n'aide pas à récupérer des données perdues.