Proxmox Datacenter Manager

Proxmox Datacenter Manager

C'est quoi ?

Proxmox Datacenter Manager (PDM) est la console centrale que Proxmox Server Solutions, l'éditeur de Proxmox VE, publie pour suivre plusieurs installations depuis une seule interface web. On y déclare des nœuds isolés, des clusters Proxmox VE et des serveurs Proxmox Backup Server, appelés « remotes ». PDM agrège leurs métriques et leurs tâches, et renvoie vers l'interface native de chaque remote pour la configuration fine. Si la console tombe, les remotes continuent de tourner.

PegaProx et ProxCenter répondent au même besoin, mais ce sont des consoles tierces. PDM vient de l'éditeur, et les abonnements Proxmox existants incluent son support.

Le comparatif des consoles multi-cluster pour Proxmox met PDM face aux consoles tierces sur la migration entre clusters, les sauvegardes et les accès qu'elles demandent.

Pourquoi c'est intéressant ?

  • Migration à chaud entre clusters : une VM ou un conteneur LXC passe d'un remote à l'autre sans réseau de cluster commun, selon l'annonce de la 1.0.
  • Tous les invités dans une liste : depuis la 1.1, les VM et conteneurs de tous les remotes tiennent dans une table filtrable par tag:, remote: ou status:, avec démarrage, arrêt, migration et snapshots.
  • Mises à jour du parc : un panneau montre les paquets en attente de chaque remote et les applique par le shell distant, qui demande Proxmox VE 9.1 ou PBS 4.1.
  • Proxmox Backup Server pris en charge : depuis la 1.0, un serveur PBS se gère comme un remote, avec ses datastores, leur occupation et ses métriques au tableau de bord.
  • Vues déléguées : un utilisateur peut accéder à une vue filtrée sans aucun droit sur les remotes. L'authentification passe par LDAP, Active Directory ou OpenID Connect.
  • Ceph et réseau : la 1.1 suit la santé des clusters Ceph hyperconvergés, et la configuration EVPN crée zones et VNets sur plusieurs remotes.

À savoir

Uniquement des remotes Proxmox. PDM gère Proxmox VE à partir de la 8.4 et Proxmox Backup Server à partir de la 3.4. Le seul nouveau type de remote inscrit à la feuille de route est Proxmox Mail Gateway. PegaProx gère aussi des pools XCP-ng.

Une machine à part, sous Debian 13. L'ISO est l'installation recommandée, les paquets s'installent aussi sur un Debian Trixie, et l'annonce de la 1.0 déconseille de poser PDM sur un hôte Proxmox VE ou PBS. Pour la production, la documentation recommande 2 cœurs, 4 Gio de RAM et 40 Go sur RAID matériel ou ZFS redondant. L'installeur de ProxCenter met en place, lui, Docker et PostgreSQL.

Pas d'abonnement dédié, mais un seuil de 80 %. Le dépôt enterprise et le support sont inclus pour qui a un abonnement Basic ou supérieur sur ses remotes, à condition qu'au moins 80 % des nœuds configurés en aient un. Sinon, il reste le dépôt pdm-no-subscription, que la documentation réserve aux tests et à l'usage hors production.

Une migration bâtie sur une fonction expérimentale. Pour changer un invité de cluster, PDM appelle l'API remote-migrate de Proxmox VE (server/src/api/pve/qemu.rs), et la documentation de Proxmox VE qualifie toujours qm remote-migrate d'« EXPERIMENTAL feature! ».

Stable depuis décembre 2025. La 0.1 alpha est sortie le 19 décembre 2024, la 0.9 bêta le 11 septembre 2025, la 1.0 le 4 décembre 2025 et la 1.1 le 28 mai 2026. Le journal Debian du dépôt s'arrête à la 1.1.7 du 15 juillet 2026, et le dernier commit date du 5 octobre 2026. Le code est en Rust, interface WebAssembly comprise, et le dépôt GitHub n'est qu'un miroir en lecture seule de git.proxmox.com.

Ce qui manque encore. La feuille de route liste les actions groupées sur les invités, le suivi des tâches de sauvegarde et la gestion du pare-feu. Une architecture active-standby de PDM est à l'étude.