Des adresses support@ et sales@ traitées en équipe
UnInbox est une messagerie pour les équipes qui répondent à plusieurs depuis des adresses communes comme support@, sales@ ou billing@. Les conversations arrivent dans des espaces où l'équipe commente un fil en interne, répond au nom de l'adresse partagée et lui donne un statut qui dit s'il reste à traiter. Sur son site, le projet promet d'en finir avec les « FWD: » et les « RE: RE: RE: ». L'éditeur, Unproprietary Corporation, exploite le service hébergé et publie le code sous AGPLv3.
Filtre des nouveaux expéditeurs et envoi par SMTP externe
- Commentaires dans le fil : un commentaire est une entrée de la conversation au même titre qu'un message, avec sa propre visibilité (privée, participants internes, organisation ou tous les participants).
- Filtre des nouveaux expéditeurs : chaque contact porte un statut de filtrage (en attente, accepté, refusé) et un type (personne, produit, newsletter, marketing).
- Statuts propres à chaque espace : un espace définit ses statuts, nommés et colorés, rangés en ouvert, actif ou fermé. Un droit distinct décide qui peut clore une conversation.
- Adresses à volonté : autant d'adresses que nécessaire sur un domaine, plus une adresse attrape-tout.
- À côté de la messagerie en place ou à sa place : un domaine reçoit en natif ou par transfert, et envoie en natif ou par un serveur SMTP externe.
Auto-hébergement sans procédure et trois commits depuis 2024
Le projet se présente comme une alternative à Hey, Front et Missive dans la description de son dépôt. L'offre hébergée gratuite fournit une adresse @uninbox.me. L'offre Pro, à 12 $ par utilisateur et par mois, ajoute les domaines personnalisés ; l'offre Enterprise, à partir de 30 utilisateurs, une instance dédiée et le SSO SAML.
Le code relève de deux licences. Tout le dépôt est en AGPLv3, sauf le dossier ee/ (facturation Stripe et application command), sous licence commerciale. Le README demande de garder public tout fork distribué et réserve à une licence commerciale le clonage dans un dépôt privé. Sur ce fichier composite, GitHub n'identifie aucune licence.
Faire tourner UnInbox demande cinq applications et cinq services d'appui. Le code TypeScript (Next.js, Hono, tRPC, Drizzle ORM) se répartit entre web, platform, mail-bridge, storage et worker. Autour : MySQL, Redis, un stockage compatible S3, Soketi pour le temps réel et un serveur Postal pour recevoir et envoyer en natif. L'application ne parle à MySQL que par le pilote HTTP de PlanetScale ; en local, le dépôt place un simulateur de cette API devant MySQL 8.
L'auto-hébergement n'a pas de documentation. Le README annonce qu'il « sera possible » moyennant une configuration manuelle de l'e-mail, et renvoie au Discord pour la mise en production. Le dépôt ne contient aucun Dockerfile : le seul docker-compose.yml, dans packages/local-docker, lance les dépendances du développement local. Le ticket #784, ouvert en juillet 2025 par un utilisateur bloqué à la connexion sur sa propre instance, n'a aucune réponse des mainteneurs. Côté support client, LibreDesk, autre boîte partagée sous AGPL, publie sa procédure d'installation et se livre en binaire unique ou en image Docker.
Le développement s'est presque arrêté en septembre 2024. Le dépôt ne publie ni release ni tag. Après le 14 septembre 2024, il ne compte que trois commits : une mise à jour de sécurité de Next.js et d'Unkey le 29 janvier 2026, un document d'architecture le lendemain et un correctif le 11 février 2026, le dernier à ce jour.
Le document d'architecture de janvier 2026 oriente le projet vers Vercel. PRD/2601-consolidate-arch.md prévoit de regrouper les services en trois projets Vercel et de remplacer les workers BullMQ par Vercel Workflow. Il exclut la migration elle-même de son périmètre et ne dit rien de l'auto-hébergement.
